Bref résumé de l’histoire d’ADG

mercredi 16 novembre 2011

ADG a 25 ans…

La célébration d’un anniversaire est souvent un moment adéquat pour faire le bilan des évènements qui ont jalonné l’existence de la personne ou de l’organisation dont on fête la naissance. Le 5 août 2011, il y a eu exactement vingt-cinq ans que l’asbl Aide au Développement Gembloux (connue à l’époque sous l’appellation de « Communauté Agronomique Gembloutoise au Service du Tiers-Monde ») voyait le jour. Le passage de ce seuil symbolique sera donc célébré prochainement.

La naissance d’ADG se situe dans le prolongement de la célébration du 125e anniversaire de la FUSAGx et dans le contexte d’un grand élan de solidarité internationale vis-à-vis des populations de la corne de l’Afrique touchées à l’époque par une famine catastrophique. C’est dans ce cadre que le recteur Albert Ledent a souhaité la création d’une organisation qui témoignerait de l’importance accordée par les agronomes de Gembloux au développement des pays du Sud. Compte tenu des spécificités de la FUSAGx et des autres institutions constituant aujourd’hui l’agrobiopôle gembloutois, trois objectifs essentiels se sont imposés naturellement aux fondateurs d’ADG :
- (i) Améliorer les conditions de vie des populations défavorisées des pays du Sud en mobilisant les compétences existant au niveau de Gembloux
- (ii) Permettre aux jeunes souhaitant travailler outre-mer d’y acquérir une première expérience professionnelle
- (iii) Sensibiliser les populations du Nord et principalement les jeunes à la problématique du développement des pays du Sud.

Il serait trop fastidieux d’évoquer ici dans le détail tout ce qui a été réalisé au cours de ces vingt-cinq années. Nous ne mentionnerons ici que quelques chiffres et évènements clés qui illustrent l’évolution de la capacité opérationnelle d’ADG.

Au départ d’une équipe d’une dizaine de bénévoles réunis autour d’Albert Ledent et de Bernard Cuvelier (l’administrateur de la FUSAGx de l’époque), ADG s’est transformée au fil des ans en une structure professionnelle qui emploie actuellement sur le terrain plus d’une soixantaine de personnes originaires du Sud et une quinzaine d’équivalents temps plein européens répartis sur quatre continents. Parmi ces derniers, 9 personnes travaillent à Gembloux où elles gèrent un budget annuel qui dépasse à présent les 2.500.000 euros par an. Depuis sa création, ADG a été impliqué dans la réalisation de près de 30 projets de développement dans le Sud et a permis à plus de 25 jeunes diplômés, en très grande majorité issus de la FUSAGx/GxABT-ULg (Gembloux Agro-Bio Tech – Université de Liège), d’acquérir une première expérience professionnelle dans le cadre de ceux-ci. A partir de 1999, ADG a encadré plus de 90 stages, soit un peu moins de dix stages par an, dans ses différents projets outremer pour des étudiants de la FUSAGx/GxABT-ULg et d’autres institutions belges et européennes. Au cours de la même période, plus de 350 stagiaires provenant du Sud ont été formés par ADG à Gembloux et outremer.

Parmi les évènements marquants qui ont jalonné l’histoire d’ADG, on peut retenir tout d’abord son agrément en 1987 comme ONG de développement par la coopération belge. Cette reconnaissance lui a permis de lancer ses premiers projets sur le terrain (le projet « Dayabi » au Rwanda en collaboration avec Oxfam en 1988 et le projet « Protection de la couverture boisée du parc des Virunga » en RDC en 1995) ainsi que diverses actions ponctuelles d’appui à des ONG spécialisées dans l’urgence humanitaire (MSF au Rwanda et en RDC, Caritas au Burundi). Le décollage des activités d’ADG ne s’est vraiment produit qu’en 1997 grâce à l’octroi d’un subside de la FUSAGx pour l’engagement d’un coordinateur à temps plein pendant trois ans. Cet investissement a été à la base d’une véritable professionnalisation des activités de l’ONG et de l’obtention des financements qui lui permettent à présent d’assurer l’essentiel de son fonctionnement.

En 1997, ADG a obtenu le renouvellement de son agrément par la Direction Générale de la Coopération au Développement (DGCD) et a dirigé la création du consortium d’ONG appelé « Développement, Technologie et Société (DTS) » regroupant les organisations Solidarité Socialiste - FCD , l’Agence de Coopération au Développement par les Sciences et les Techniques (ACDST - ONG de l’Université de Liège) et Coopération au DEveloppement de l’ARTisanat (CODEART). C’est avec DTS qu’ADG a soumis son premier programme quinquennal d’actions au cofinancement de la coopération belge. Ce programme comprenait essentiellement la réalisation d’un projet de développement au Pérou (le projet « Alianza Agricola Ancash (AAA) ») et l’organisation d’une cinquantaine de conférences dans les écoles secondaires de la communauté française de Belgique sur des thèmes liés au développement des pays du Sud. C’est également durant cette période qu’a été organisé le premier des treize stages groupés internationaux concernant la gestion du cycle du projet qui se sont déroulés à Gembloux entre 1998 et 2005 et que quatre nouveaux projets de grande ampleur financés par les programmes « Forêts tropicales » et « Asia-Urbs » de la Commission européenne ont été identifiés et initiés au Sénégal (2), au Cambodge et au Laos.

Une autre période charnière pour le devenir d’ADG se situe en 2002. C’est au cours de cette année qu’un nouveau consortium d’ONG appelé « Chaka » (terme signifiant le pont en quechua) impliquant ADG, Ingénieurs Assistance Internationals - Ingénieurs sans Frontières (ISF) et CODEART (Coopération au DEveloppement de l’ARTisanat) a vu le jour et qu’a commencé la préparation du programme quinquennal 2003-2007 cofinancé par la DGCD. Ces travaux ont abouti au lancement de cinq nouveaux projets (en RDC, au Guatemala, au Cambodge, au Venezuela, au Pérou et au Sénégal) et à la poursuite du projet AAA lancé au Pérou lors du programme quinquennal précédent. Le but poursuivi en créant ce nouveau consortium était d’afficher plus clairement les spécificités des associations qui le composaient dans tous les domaines de l’ingénierie appliquée au développement des pays du Sud et de bénéficier des possibilités de synergies qui existent entre leurs compétences techniques respectives.

Un autre évènement particulièrement important dans le parcours d’ADG est son agrément comme partenaire du Fonds Belge de Survie (FBS) fin août 2005. Cette reconnaissance a été obtenue sur base de la présentation d’un dossier explicitant la stratégie d’intervention d’ADG en vue de réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne. Elle a permis de démarrer le 1er mai 2005 la contribution d’ADG à la 2e phase du « Programme d’Action pour un Développement Rural juste et durable au Sénégal (P.A.DE.R.) » dans le cadre d’une alliance stratégique conclue avec l’ONG autrichienne Entwicklungswerkstatt Austria (EWA). Le but principal de ce projet était d’améliorer la sécurité alimentaire des populations rurale du Sénégal via le soutien à des coopératives de services agricoles regroupées au sein du Réseau des Organisations Paysannes et Pastorales du Sénégal (RESOPP). A partir de 2008, la coopération autrichienne a décidé d’arrêter ses actions au Sénégal ; ADG a repris seule l’ensemble des activités d’appui au RESOPP grâce au lancement d’un nouveau programme dénommé PASA-MESOCC (Programme d’Appui à la Souveraineté Alimentaire – Accompagnement d’un Mouvement d’Economie Sociale, Coopérativiste et Communautaire) financé par le Fonds Belge de Survie, et cofinancé partiellement par l’ONG autrichienne EWA. Les six coopératives du RESOPP comptent actuellement 40.000 membres, ce qui représente un total de 416.350 personnes touchées sur 4 régions (6 départements), soit 6% de la population rurale sénégalaise. L’agrément du FBS (devenu Fonds Belge pour la Sécurité Alimentaire) ouvre à ADG la possibilité de lancer des projets de taille significative dans les pays de concentration de la coopération belge en Afrique.

Une série d’autres nouveaux projets ont été réalisés au sein du groupement Chaka entre 2008 et 2010 au Pérou, en Bolivie, au Sénégal et au Cambodge dans le cadre d’un nouveau programme triennal de cofinancement de la Direction Générale de la coopération au Développement (DGD). C’est au cours de cette période qu’ont été créés les deux bureaux de coordination régionale des projets d’ADG : un bureau basé à Lima pour les pays de la zone andine (Bolivie, Équateur et Pérou), et un bureau basé à Thiès (Sénégal) pour les pays d’Afrique de l’Ouest. Le but principal de ces bureaux de coordination est d’avoir une meilleure connaissance du terrain et de nouer des partenariats solides avec des organisations locales en prenant le temps d’apprécier leurs compétences, leur fiabilité, leur engagement pour le développement, leur complémentarité avec ADG et leurs besoins pour devenir plus efficaces. Notre ONG mène en effet toujours ses projets avec des partenaires locaux.

La majorité des projets entamés en 2008 se poursuivent actuellement suite à la reconnaissance d’ADG comme « ONG programme » par la Coopération belge en 2009 et au financement par celle-ci d’un programme triennal (pour la période 2011 – 2013) dans un cadre stratégique courant jusque fin 2016.

Le maintien d’un tiers des habitants du monde dans des conditions d’extrême pauvreté ne peut se traduire à terme que par la transformation du désespoir de ces populations en actes de violence aveugle à l’égard des nantis que nous sommes. Les flux migratoires sauvages vers nos régions et le cortège de drames humains que ce dénuement alimente fait à présent quotidiennement la une de l’actualité. Sans doute autant, sinon pas plus, que les considérations morales qui devraient nous pousser tous à être plus solidaires par rapport au sort des habitants des régions les plus pauvres de notre planète, les problèmes sociaux, politiques et éthiques que posent à nos sociétés l’arrivée massive d’immigrants clandestins, mettent en exergue la nécessité de trouver des solutions durables aux problèmes du sous-développement. ADG a choisi de relever ce défi.

Si comme nous, vous pensez que la solidarité est l’affaire de tous, nous vous invitons à soutenir notre action en mettant un peu de votre temps et/ou de votre argent à la disposition d’ADG. Il en va de notre survie et de l’avenir des projets que nous réalisons.

En tant qu’ONG, ADG doit trouver chaque année 15 à 20 % du financement nécessaire à la réalisation des activités qu’elle mène, que ce soit sous la forme de dons ou via la réalisation d’activités rémunérées.

En 1986, lors de la création de l’asbl, un courrier signé par le recteur Albert Ledent envoyé aux membres du personnel de la Faculté et du Centre de Recherche agronomique les invitait à faire un ordre permanent de 0,5 % de leur salaire au profit de la toute jeune asbl. Vingt-cinq ans plus tard, fort de tout ce qui a été réalisé depuis lors, et à cause des difficultés de plus en plus grandes que nous rencontrons pour mobiliser les fonds nécessaires au cofinancement de nos actions, nous nous permettons de réitérer cette invitation en rappelant à ceux qui souhaiteraient aider ADG financièrement que les dons versés sont déductibles fiscalement et qu’une attestation fiscale est fournie systématiquement par ADG à toute personne ou entreprise à partir de 40 EURO par an (compte TRIODOS (code BIC : TRIOBEBB) : BE04 5230 8027 2831).

Tous ceux qui souhaiteraient obtenir plus d’informations sur les actions d’ADG et sur la manière dont elle gère ses projets, peuvent consulter son site internet (http://www.ong-adg.be) ou rendre visite à son équipe de coordination dont les bureaux sont situés actuellement à proximité du bâtiment de Géopédologie de la Faculté de Gembloux Agro-Bio Tech (avenue Maréchal Juin, 27, 5030 Gembloux).


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